accueil
fr
|
en

    Fukushima : une nouvelle compréhension de la dispersion des microparticules radioactives

    En analysant 100 échantillons de sols prélevés dans la préfecture de Fukushima quelques mois après l’accident, les chercheurs ont mesuré l’abondance de ces particules et leur contribution à la radioactivité totale déposée au sol. Les résultats montrent que les CsMPs se sont principalement formées dans la nuit du 15 mars 2011, au moment de la fusion des réacteurs, avant d’être transportées sur une large partie du territoire par un unique panache atmosphérique. Contrairement au césium soluble, habituellement pris en compte dans les modèles d’évaluation des risques radiologiques, ces microparticules se comportent différemment dans l’environnement : elles circulent sous forme particulaire ou colloïdale et interagissent autrement avec les sols et les eaux de surface. L’étude montre également que les précipitations ont joué un rôle majeur dans leur dépôt au sol, favorisant leur accumulation dans certaines zones. Cette forme de contamination, souvent invisible dans les approches classiques basées sur le césium total, pourrait avoir un impact important sur l’évaluation des risques liés à l’ingestion ou à l’inhalation après un accident nucléaire.

    A l'image
    • Gauche : La taille des cercles indique le nombre de CsMPs par gramme de sol de surface. La couleur à l’intérieur des cercles représente la proportion de radioactivité provenant des CsMPs par rapport à la radioactivité totale du césium.
    • Droite : La taille des cercles rouges indique le nombre de CsMPs par mètre cube (m³) dans le panache. La figure est présentée avec une distribution représentative du panache à un moment donné du 15 mars 2011, illustrant le transport atmosphérique des CsMPs.

    Ces travaux, publiés dans le Journal of Hazardous Materials, apportent ainsi un nouvel éclairage sur la dispersion des substances radioactives sous forme particulaire et constituent une avancée importante pour la compréhension des impacts environnementaux des accidents nucléaires.

    En savoir plus : https://doi.org/10.1016/j.jhazmat.2026.142180